Le grand ménage, on le fait souvent au printemps, à l’intérieur. Pourtant, au Québec, celui qui compte le plus pour la maison se fait dehors, en octobre, quand il reste quelques journées douces avant le gel. Escaliers, balcon, terrasse, pourtour de piscine : ce qu’on laisse sale en automne passe l’hiver collé au sol, sous la neige et le sel.

Les escaliers et le balcon d’abord

Ce sont les surfaces qu’on emprunte tous les jours de l’hiver. Feuilles mouillées et dépôts verdâtres les rendent glissantes bien avant la première glace. On commence par un balayage soigné, en insistant sur les nez de marche et les coins. Ensuite, un brossage à l’eau et au savon doux suffit pour un bois peint ou un escalier en béton légèrement encrassé.

Quand les dépôts sont incrustés, ou que les surfaces sont grandes, un lavage à pression contrôlée fait gagner des heures. Des entreprises comme Nettoyage Danfour, sur la Rive-Sud de Montréal, adaptent la méthode à chaque matériau : on n’attaque pas un escalier en béton comme une terrasse en composite.

La terrasse : bois, composite ou béton

Avant de laver, on retire tout : pots, tapis d’extérieur, mobilier. Les taches cachées sous un pot depuis juin sont souvent les pires. Sur le bois, on travaille dans le sens des planches, avec une brosse à poils durs ; une pression trop forte soulève les fibres et rend le bois rugueux. Sur le composite, on suit les consignes du fabricant, qui fixe ses propres limites.

Une astuce simple : laver par une journée ensoleillée et sans vent, avant midi. La surface a ainsi le temps de sécher complètement avant la fraîcheur du soir, et on voit tout de suite les zones oubliées.

Le pourtour de piscine, avant de fermer

La fermeture de la piscine est le bon moment pour s’en occuper. Le béton ou les dalles qui l’entourent ont été mouillés tout l’été ; ils portent souvent des taches noires de moisissures et des traces de crème solaire. On frotte avec un nettoyant adapté au matériau, on rince en dirigeant l’eau loin du bassin, puis on laisse sécher. Une surface propre à l’automne sera beaucoup plus facile à rafraîchir en mai.

Les petits oubliés

  • Le bas des murs, éclaboussé par la pluie et la terre des plates-bandes.
  • Les seuils de porte, où s’accumulent sable et feuilles.
  • Les sorties de descente pluviale, à dégager pour que l’eau s’écoule loin des fondations.
  • Les meubles de jardin, à laver et à bien sécher avant de les remiser.

Côté produits, restez simple. Un savon doux et une brosse règlent la plupart des cas. Évitez de mélanger les nettoyants entre eux, surtout l’eau de Javel avec un produit ammoniaqué, et portez des gants. Rincez les plates-bandes voisines à l’eau claire avant et après : les plantes supportent mal les éclaboussures de détergent.

Une règle à connaître

Avant de sortir le boyau, renseignez-vous auprès de votre municipalité. Plusieurs villes québécoises encadrent l’usage de l’eau potable pour laver les entrées, les trottoirs et les patios. À Montréal, par exemple, ce lavage est permis en tout temps du 1er avril au 15 mai, mais limité le reste de l’année. Le seau et la brosse restent alors vos meilleurs alliés.

Une heure ou deux de travail en octobre, et la maison aborde l’hiver avec des surfaces sûres, propres et prêtes à affronter le sel. Au printemps, vous n’aurez qu’à rincer.

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